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March 13

Le Pari / La Apuesta

voilà un court texte introduisant ce dans quoi je me suis plongé depuis quelques temps. éllaboré par moi et revue et corrigé par l'amigo Léo, il résume la manière dont nous voyons le processus de création d'un nouveau anticapitaliste, lancé par la LCR depuis quelque mois déja, et constitue un compte rendu de la démarche en laquelle cela va consister.
 

Le Pari

Notre génération est marquée par trois constats : le meilleur des mondes c’était une mauvaise idée. On a grandit après la chute du mur, on a lu le bouquin d’Orwell, on a vu « Good Bye Lenin », « La vie des autres » ou en tout cas, on en sait suffisamment sur les paradis communistes pour ne plus y croire. On est résolument réaliste.

On a aussi été marqué par la liberté : parents ou grand parents soixante-huitard, on nous a enseigné que notre liberté de pensée était essentielle : les politiciens nous ont toujours fait rire mais jamais convaincu, encore moins donné envie d’adhérer à un quelconque parti. Tout en rejetant le chacun pour sa gueule, on craint surtout l’embrigadement.

Enfin, avec notre adolescence piétinant sur les premières années du XXIème siècle, on a compris le fait que notre planète allait dans le mur : on se sent tous écolo, chacun à notre manière. De grandes paroles en petits actes, on évolue chacun à notre niveau vers la sauvegarde de mère Nature, déjà partiellement fauchée. Cette certitude nous offre un argument de poids pour dénoncer le « système », tandis que les guerres et autres busheries nous ont convaincu qu’on vivait dans un « monde de merde »

Le pari, c’est de rassembler ces trois constats en une organisation, parti, mouvement, qu’importe. Une structure dans laquelle chacun conservera sa liberté de pensée par le biais d’un fonctionnement démocratique mettant de coté les p’tits chefs, les démagos, les spécialistes. Une structure décentralisée qui aura trois objectifs : devenir un vecteur culturel mettant à profit notre esprit critique pour proposer une grille de lecture actualisée des contradictions et des défauts les plus intolérables du capitalisme mondialisé , être un outil de mobilisation sociale, dans un pays où l’absence d’unité rend les mouvements de contestations –nécessaire dans toute démocratie- divisés et intolérants, et enfin, progressivement rendre public un ensemble de proposition pour un pays puis un monde entreprenant une rupture radicale ou progressive d’un système capitaliste engendrant des dominations exubérantes des hommes sur les hommes et surtout vouant la planète à sa perte, vers un système plus juste, plus démocratique et plus vivable , tout simplement.

A vrai dire, ce dernier point n’est pas simple, car en effet, nombreux ont été et sont les partis proposant un nouveau monde, avec des vieilles recettes tirés de nos amis les rouges… En quoi celui-ci serait-il différent ? Cela tiens précisément à la structure que nous voulons mettre en place : des comités (lieux ouverts pour débattre) dans chaque lycée, fac, lieux de vie sociale et culturelle, entreprise, débattant sur ces questions. Nul théoricien, nul homme providentiel, nul expert en monde meilleur pour nous proposer la solution miracle, mais plutôt plusieurs générations réfléchissant sur les possibilités qui s’offrent à nous. C’est en ça que ce projet est totalement nouveau : des idées allant de bas en haut et non plus de haut en bas.

Mais les « gens » sont-ils des références sûres ? Indiscutablement. Certes la masse de personnes qui va décider et débattre sur l’amélioration de notre pays, de l’Europe et du Monde n’est pas une foule de spécialiste, ni de philosophes. Mais ne sommes nous pas tous dotés d’un esprit critique ? Tandis que le débat va renforcer cette faculté, la loi de la démocratie ne va-t-elle pas faire en sorte qu’un contrôle permanent des propos des uns sur les critiques des autres va permettre qu’une raison collective aboutisse, et crée ainsi la première critique réaliste et raisonnable du capitalisme?

Cela n’a jamais été tenté. Parce que nous avons tous une disposition naturelle à nous dénigrer, et par là même à nous reposer sur ceux qui paraissent mieux placé que nous pour décider. C’est là le pari : Une structure  sans chef se présentant comme un vaste réseau faisant remonter par un système d’échelons par groupes, villes , régions puis Nation des décisions et des idées débattues par la masse d’esprits critique, de goûts , de créativités… par une masse d’individu.

Ce pari ça ne sera pas un parti, un carcan emprisonnant les militants. Ça sera une vague, dont le respect de la liberté de pensée et de la démocratie garantira le succès.

Etre critique envers le capitalisme et envisager un changement possible et progressif, c’est être réaliste. Ne limitons pas la réalité au seul champ de ce qui a déjà été tenté, et du système dans lequel nous vivons. L’urgence écologique à elle seul nous ordonne d’agir, nous permettant au passage de veiller à corriger les contradictions dont la vie politique et économique française nous offre une vision si limpide qu’elle en est déprimante.

March 03

Recherche colocataire(s)!!

Ola camarade!
 
Après deux années de solitude (partielle, certes), je quitte mon cher T1 vers l'inconnu, plus ou moins connu, selon que je pose mes valises à Bordeaux, Paris ou Rennes! La probabilité la plus forte c'est Bordeaux (toujours faire des probabilités!) , et mon idéal une colocation à deux, ou trois.

Bref, faites moi signe si vous êtes interressés, vous avez sur cet espace perso un certain aperçu de ma personnalité, les cotés chiants en moins peut-être (quoique le coté gauchiste enflammé peut être éventuellement perçu comme relou) . Alors manifestez-vous, colloc’s pote-enciels !

January 28

Là-Bas

Assis sur la marche de ciment, je profite du soleil de janvier. Premier soleil qui chauffe depuis bien longtemps, « vrai » soleil. Atmosphère si légère, entre les rayons de lumière qui chauffent doucement mon pull et la fraîcheur de l’air qui refroidit la gorge à chaque inspiration. Devant moi s’étend le jardin en pente douce, où s’étire encore une brume pâle que crève le soleil, tandis que très faiblement, les gouttes du givre fondant coulent le long des feuilles et troublent le silence.

Le silence. Ce dimanche, j’ai fuit la rumeur de la ville, cette rumeur permanente à tel point que je l’avais oublié. Ce bourdonnement incessant de nos grandes ruches humaine .Et chauffé par ce timide soleil d’hiver, qui rend l’allée de gravillons blancs éblouissantes, j’écoute, les cheveux ondulant au grès d’une très légère brise, ce concert de silence. Il y a une sorte de sentiment de puissance à écouter les moindres sons qui s’en détachent. Les gouttes d’eau sur l’herbe, le chant de quelques oiseaux là haut, dans les peupliers, les travaux du jardinier dont on aperçoit l’ouvrage, là bas, au pied de la colline, le long du ruisseau dont je perçois sans doute les clapotis de son eau abondante en hiver, inexistante en été. Plus discordant sont le lointain gloussement de volailles des fermes voisines ou le démarrage d’un tracteur dans la vallée en contrebas. Je souris bêtement en me concentrant sur les odeurs : la senteur de l’herbe mouillée, l’odeur musquée des feuilles mortes.

Une des portes de la maison s’ouvre, un des oncles sort « on fume pas en cachette hein » , blague commune dans une famille d’antitabac convaincue. Comment allumer une cigarette ici ? Le tabac, senteur de la ville, associé au café noir et à la bière brune n’a pas sa place ici. Pas plus qu’un téléphone ou une carte bancaire… Avec la porte qui s’ouvre, arrivent les odeurs de la maison, du repas qui se prépare. Les rires, le tintement des verres et des couverts. Je devine les plats chargés d’huître, l’huile d’olive dans la salade, le sel jeté dans la poêle et les poissons sur la table de découpe. Les couteaux affutés. L’odeur de la mie de pain, un gros pain de campagne à la carapace quadrillée et saupoudrée de farine. Déjà l’ouverture des bouteilles, apportées par les uns et les autres ; Riesling , côte du Rhône, Bordeaux… Noms qui renvoient à des coteaux et des châteaux. On se donne maintenant des nouvelles des uns, des autres, des absents, des enfants, des étudiants … J’ai envie de fermer les yeux, juste pour savourer mieux encore, mais je me priverai du plaisir de la vue.

Si le bonheur existe, peut-être est-il fait de ces moments là, toujours trop courts. Un chat ronronnant sur les genoux, un soleil printanier en hiver, une famille joyeuse et « enfin » réunie pas loin, derrière ces murs. Déjà j’ai envie de rester ici, au moins ne pas quitter ces lieux. Car ici je peux voir loin, très loin ! Là-bas, le sommet de la colline, la lisière d’une forêt . Un arbre sur la ligne d’horizon.

Quelques heures plus loin et plus tard, je rouvre les yeux sur la traversée du grand pont. La tête contre la vitre, je vois défiler les petites ampoules fixées aux câbles de métal du pont suspendu. Je distingue dans la nuit les lumières de la ville. Je ne suis pas resté là bas, finalement. Avec cette vue si vaste, c’est mon dernier instant de liberté du regard ; ici je vois loin. Nous voilà sur la pente du pont. Retour à la ville, échangeur autoroutier, zone commerciale. Enseignes colorés, sans aucune harmonie. Plaisir des yeux, chatoiement des couleurs ? Cette semaine encore, le tabac me sera un allié précieux.

December 26

Fumisterie n°2 : Le creux de la vague

Sommes-nous dans le creux de la vague ? ça fait des décennies je suppose, qu’entre une discussion sur les boutures de géranium et un commentaire sur un article d’un journal people consacré à une tête couronnée, les vieilles clientes d’un quelconque coiffeur le disent… C’était mieux avant. Mais est-ce que de tout temps, la jeunesse a eu le sentiment comme actuellement de vivre dans un pays pourri, condamné à devenir une puissance moyenne sous la tutelle de politiciens compétents mais sans plus ? A tel point que c’est devenu un alibi pour ne plus rien foutre ! Notre grand espace européen et mondialisé nous donne l’opportunité de nous en contrefoutre de notre pays de con, qui après tout peut très bien crever sans nous. Après tout on a au moins gagné ça, notre société nous aura au moins appris que depuis les années 80, on peut s’en sortir tout seul et brillamment, protection sociale ou pas, démocratie ou pas.

Belle illusion que s’entretient notre douce jeunesse ! Tout comme à 13ans on pense pouvoir agir sans « nos vieux », à l’approche de nos 20ans on est presque débarrassé de ce pays de nul. Que l’indifférence est douce ! Notre vie politique, qui n’a lieu que tout les 5ans, consiste à donner notre infime voix sans trop y croire (après tout, une sur 40millions…) à un homme charismatique et providentiel, et l’absence de représentant crédible nous permet de justifier notre manque d’engagement. Engagement, voilà un mot bien étrange. Nous fuyons l’engagement, ce formatage des esprits. Nous ne voulons adhérer à rien car nous voulons rester libres. Drôle de stratégie. Notre silence d’aujourd’hui conditionnant le bruit inextinguible de demain. On nous a appris à être efficace, à voir rentable plutôt qu’à être visionnaire et rêveur.  

Notre vocabulaire se rétrécit : politique rime avec lâcheté (bientôt avec « paillettes ») , engagement avec bridage , études avec métier, égalité avec horreur totalitaire, révolution avec Cuba, liberté avec silence, fraternité avec ringardise, utopie avec irréalisme…

On veut être rêveur mais uniquement pour nous, rapidement comme ça, en regardant les étoiles. on veut être original tout en restant conforme, on ne veut pas changer les choses parce que c’est impossible (mais je croyais qu’on était rêveur ?) , on veut être généreux sans trop s’oublier, on n’aime pas le racisme, alors on en fait pas , mais quand les autres en font, le silence est de mise.

On parle pour ne rien dire alors qu’on se tait devant ceux qui parlent bien trop, et tirent l’humanité vers le bas.

Notre pays ce n’est pas nous. Ce sont eux, ils sont plus compétent, ils s’y connaissent mieux que nous. S’ils vendent des armes à des dictateurs, cela doit être justifié. Dans tout les cas ce n’est pas nous. Ce qui n’est pas moi ne me regarde pas.

Et pourtant, qu’on le veuille ou pas, une grande part d’humanité, indissociable de ce que nous sommes, des hommes, réside en nous. Celle qui fait serrer le cœur devant l’injustice, devant la souffrance. Nous sommes tous des engagés en puissance. Nous sommes des révoltés refoulés.

Nous sommes dans le creux de la vague. Bientôt nous comprendrons que nos vies individuelles sont liées avec la grande marche de la vie humaine. Cette fameuse route du bonheur individuel ne passera que par la direction du bien être collectif. Nous ne sommes pas seulement nous, nous sommes eux, nous sommes vous. Nous sommes la jeunesse.

December 08

Pour une lutte classe

Difficile d’y voir clair sur le problème posé par la loi LRU (liberté et responsabilité des universités) votée cet été (pendant que les étudiants étaient indisponibles, non pas, comme le disait un intervenant lors de la première AG de Bordeaux III, parce qu’ils étaient à la plage, mais parce que la majorité d’entre eux bossaient) . Je pense que ce mouvement a démarré vite, et que la plupart des polémiques sont resté centré sur le mouvement en lui-même (blocage ou pas blocage, méchants d’extrême-gauche ou méchants de gauche tout court) plutôt que sur la loi en elle-même. Cela tiens au fait que les médias dominants (la télévision surtout et les journaux gratuits) ont eu davantage le souci de rapporter les faits (désagréments occasionnés par le mouvements etc…) que le fond du problème . Il faut également ajouter que les groupes fondateurs de la mobilisation (on leur doit bien ça) ont orienté, un peu par démagogie et par facilité, l’opinion vers le risque de « privatisation » de la fac, qui n’est pas je pense exagéré, mais qui manque de subtilité, dans la mesure où par exemple, des éléments tels que les menaces sur la neutralité des enseignements et de la recherche ont été un peu éludé… Le mouvement a manqué de coordination, de respect mutuel ( ne pas applaudir un intervenant en AG on peut le concevoir, mais le huer c’est carrément con) et de règles démocratiques de bases (bloquer des urnes , mettre en place une « commission action » qui ne rend aucun compte au comité de mobilisation tout en commettant des actes graves pour la crédibilité du mouvement…)

Bref, on est beaucoup à se sentir maintenant déçu de cette mobilisation ratée. On ne peut pas reprocher au gouvernement d’être resté sur sa position, face à moins de 10 000 personnes dans la rue, pourquoi changer d’attitude ? En revanche on peut adresser des reproches à ceux qui ont fondé puis monopoliser le mouvement, cette soi-disant « gauche radicale », rassemblant des militants qui ont la rage oui, mais la rage de quoi ? des militants qui ont privilégié la radicalité tapageuse au discernement et à la vision à long terme (bloquer un tram c’est cool, mais n’est-ce pas passer encore plus pour des cons, et à terme, tuer le mouvement ?) , les discours violents et rebelles à un veritable fond révolutionnaire et démocratique. Cette envie propre à tout militant de gauche d’être un che guevara, sans songer que le héros du socialisme réfléchissait avant d’agir, et n’agissait pas par orgueil ou besoin de reconnaissance, mais par conviction.

Face à ces militants dits d’extrême gauche surexcités, faisant passer les actes avant les idées, une gauche bien pensante, fort modérée et désireuse de ne pas se mouiller . Les militants de l’UNEF, et leur président si médiatique qui après avoir d’abord soutenu la ministre, puis le mouvement, puis à nouveau la ministre, démissionne pour se faire élire aux municipales de Paris , ont joué la carte de cette soi-disant gauche qui trahit le peuple depuis Mitterand.

Entre ces deux forces, des étudiants et des profs conscient d’une riposte nécéssaire, fidèles à une certaine idée de l’université républicaine et de l’égalité des chances, fidèles également à la démocratie et conscient qu’un mouvement si important sur le fond doit être crédible sur la forme.

Se battre pour plus de démocratie, plus d’égalité et plus de liberté c’est aussi respecter ces grands principes pendant nos luttes. Pour moi des militants capables de bloquer des urnes et de décreter qu’une assemblée générale de 200 personnes est légitime ne sont pas des démocrates , ni des communistes, ni des gens de gauche en général. Si nous voulons un changement, il faudra que ce changement se fasse dans le respect d’autrui et de la démocratie . Il est faux de dire que la révolution se fera dans la violence et la radicalité. La seule révolution qui vaille sera celle qui saura faire évoluer démocratiquement la société vers la culture pour tous, la solidarité et la liberté individuelle au sein d'une véritable démocratie.

Le combat contre la loi Pécresse est juste et légitime. 75% des professeurs et Bordeaux III s’est prononcé cette semaine contre la loi . Si la lutte doit continuer, alors elle doit continuer dans le respect de tous et en faisant le moins de dommages collatéraux possible.

Déni de démocratie

Un blocage de fac voté à 2OO personnes réunies parce qu’elles sont d’accord, ce n’est pas démocratique

Un déblocage violent par les « forces de l’ordre » d’une fac bloquée par une majorité reconnue, l’utilisation de flash ball contre les étudiants qui n’ont pas le temps de s’écarter à Nantes, ce n’est pas démocratique.

75% des médias dominants appartenant à l’entourage proche d’un chef d’Etat, ce n’est pas démocratique

Un parti conforté dans sa puissance par des élections truquées ce n’est pas démocratique. Féliciter son chef lorsqu’on représente le pays des droits de l’homme, ce n’est pas respecter la démocratie

Inviter un dictateur libyen, lui vendre des armes et des centrales nucléaires, ce n’est pas faire honneur à la démocratie.

Vendre des avions aux dirigeants du pays le plus opprimé et le plus soumis à la dictature d’un seul parti sans aucune gêne, ce n’est pas être respectueux de la démocratie.

Démocrates de tout les pays, unissons-nous !

Pour que les droits de l’homme, la souveraineté du peuple et la liberté passent avant les intérêts financiers, les idéologies dites avant-gardistes et les délires d’une minorité. Parce que nous sommes le pays des droits de l’homme, nous sommes le pays des lumières, le pays de la révolution française, réagissons chaque fois que la démocratie est bafouée par le pouvoir, par les contre-pouvoirs, et par les puissances étrangères.

October 31

Erste Tag in Berlin

Ca y est jy suis , en direct d´un super gros centre commercial en plein coeur de la capitale . Si j´ecris un article , la tout de suite maintenant, c´est parce que jattend qu´une certaine personne se pointe sur msn, tandis que mon crédit d´une heure (pour deux euros) s´effrite peu a peu. Le clavier est terrible , impossible de trouver le point d´exclamation. point de clavier azerty ici, donc point de "c" cedille, point de "e" avec accent. Bref, arrivé hier a Berlin Schoenefeld, j´ai rencontré un pote autrichien de ma soeur, qui bosse maintenant dans une société de "blogging" à Paris (j´ai cru que ca avait un rapport avec les blogs , mais pas du tout, et quand on s´est séparé á alexanderplatz , je savais toujours pas dans quoi il bossait, mais on va sans doute se revoir, puisqu´il a dit "hope we see") , je me suis perdu dans le U-bahn, mais a 19h, j´étais devant la TU (Technishe Universitat) ou bosse ma soeur. Elle me file ses clefs, et hop, je repars dans le métro, direction Kreuzberg, un quartier bobo/immigrés (l´equivalent berlinois de St Michel á BX) ... La suite au prochain cybercafé, à bientot les gens (et tacheZ detre ülus nombreux sur msn la prochaine fois!!!)
October 27

Amazing October

[Vie privée, pour les gens connus uniquement]

Quel mois d'octobre! (ça fait toujours mieux en anglais mine de rien..) pourtant septembre a été placé sous le signe de la rentrée, de la prépa, des prises de tête, d’une révolte douloureuse sur fond de parents en galère,  pour s'achever avec cette soirée d'intégration, ouverture tripante vers autre chose (notre première team tektonic aussi !). J'ai retrouvé mes ex-hypos, et rencontré les nouveaux (et la nouvelle...)

Et octobre s'est ouvert, avec la lumière d'automne (et toujours pas d'appareil pour profiter de ça), les premières matinées froides et les premières dissert nocturnes. Ce fut un mois couteux, de coucher tard et de lever tôt (pas pour tout le monde hein !), de steaks-frites-salade sur les tables de l’Alligator, de tomate de l'amitié, de vin blanc et martini... De manifs et de reprise d'espoir ("CPE on t'a eu, Pécresse on t'aura!") , de rencontres (khâgneux délirants, communistes philosophes, américaine au poing levé, indépendantistes basques…) , de LA rencontre, de complicité retrouvée car jamais perdue ... Beaucoup de cinéma, beaucoup de films et des grâces matinées qui pourraient durer la journée. Journées longues, semaines courtes, rires et musiques !

Notre petit soleil est toujours là, il sourit encore, et qui sait, c'est peut-être grâce à ce soleil que nous avons eu une si belle lumière ce mois-ci. Et même s'il y fait très froid, l'angle de la Rue Kléber restera un bon endroit pour parler, en regardant la peinture blanche du passage piéton.

Je vais achever ce mois à Berlin avec un appareil photo emprunté, prêt à mitrailler le premier pigeon rose qui passera, pour ensuite en parler pendant un quart d’heure. Voilà la fin de ce mois : beaucoup d’idées, d’espoir et d’affection en tout genre. Novembre, me voilà !

 

September 22

Fumisterie n°1 : je ne comprend rien, mais je ressens !

 

Une grappe de fruit pourrit dans une vitrine. Vous mettez du temps à l’apercevoir : la foule est dense à cet endroit du musée. Il y a quelques gamins bien peignés que leur mère assez élégante efforce d’interresser , quelques étudiants qui regardent l’œuvre d’un air incrédule, en chuchotant, quelques bobos portant des lunettes à grosses montures qui, plongés dans une profonde contemplation, penchent la tête d’un coté, puis d’un autre , pour adopter un autre point de vue sur la perspective abordée par l’artiste . Et vous, à la vision de ses raisins désséchés sur un plat ikea, vous vous dites « il y a un parti pris… » . Et pourtant vous peinez à réellement y croire. Vous pensez ça parce qu’on vous a dit de penser ça. Ou du moins vous vous êtes rendu compte que quand vous vous êtes exclamé, lors de votre première fois dans ce musée, devant des pneus crevés alignés sur un tapis de gym : « mais c’est du délire, ça veut rien dire ! », ben les gens vous ont regardé d’un air un tantinet méprisant.

Vous, ce qui vous fait vibrer, c’est une grande toile du musée du Louvre, avec des personnages antiques qui ont l’air de flipper ou bien de s’éclater, au choix. Seulement ça ,on vous l’a dit, c’est facile… Mais pourquoi ? sur quelle échelle, une toile de Delacroix c’est plus facile qu’une rangée de pneus ? Et facile à quoi ? à comprendre ?

Mais non rholala, vous n’avez rien compris justement ! Il ne faut pas comprendre . Comprendre c’est trop ringard. C’est trop terre à terre quoi. On comprend un théorème de Math, on comprend pas une œuvre d’art. Ce serait trop facile ! Votre pote à lunettes à monture noire vous jette un regard désabusé « il faut ressentir tu vois. Tu regarde l’œuvre et tu ressens quelque chose »

Ah merde là vous ressentez rien. Que faire ? Parce que là vous flippez. La dernière fois que vous avez étudié un poème de Char en cours, vous n’avez pas compris non plus, enfin vous n’avez rien ressenti je veux dire. Mais bon vous avez fait semblant. C’est facile de faire semblant. Et il est vrai qu’à part quelques-uns, avec Baudelaire par exemple,  vous ressentez vaguement que c’est beau. Oui mais là, la grappe de raisin, elle est même pas belle. Enfin pas comme ça quoi. Il doit y avoir un truc , vous vous dites. Un truc pour ressentir. Ressenterserum, ça s’appelerait si c’était une potion… Et si vous viviez dans le monde d’Harry Potter.

Bon alors on ne peut pas vous expliquer. Parce que tout ça, vous devez le ressentir au plus profond de vous-même. Ah ! un indice ! Il est utile décidement ce pote à lunettes ! grâce à lui vous allez finir par percer le secret de la grappe de raisin pourrie, et puis du reste tant qu’à faire.  Où se situe le plus profond de vous-même ? Il est temps de relire Kant. Bon, il y a l’intelligible, la conscience et tout. Et ça y est vous comprenez là. Vous êtes un immonde scientifique !Rhaaaaaa ! Vous ne savez que raisonner. Vous voulez tout expliquer. Et puis vous ressenter des choses uniquement comme la masse des gens. A savoir, le premier baiser entre Jack et Rose dans Titanic, l’agonie mentale du condamné de Victor Hugo, la mort de la maman dans Rox et Rouky … Et puis votre premier baiser à vous.

Mais la grappe de raisin, Baudelaire et Char, néant. Vous cherchez à expliquer le truc, la chose, la raison, le pourquoiducomment, mais kedal. Vous n’êtes décidement qu’un inculte. Un être insensible. Vous pensez que c’est lié à votre manque de culture, mais non, les autres vous l’ont dit, ça vient comme ça. Du plus profond de toi-même. Soit. Péquenot va !

September 18

"Il faut se préparer au pire... c'est à dire la guerre avec l'Iran"

 C'était dimanche 16 septembre, sur RMC, et le lendemain dans les lignes du Figaro. Bernard Kouchner, le "french doctor", personnage hautement médiatique depuis qu'il a trouvé sage de passer de cadre d'un parti qui chante encore "l'Internationale" à la fin de ses meetings, à chef de la diplomatie du président le plus conservateur et le libéral que nous n'avons jamais vu. On se souviens que ce départ a provoqué une petite crise dans le parti du charismatique François Hollande ( ou "le flan") , lequel a protesté , ce que Sakozy a qualifié d'attitude "stalinienne"... Ah! ce qu'on apprécie dans ce gouvernement c'est le sens de la mesure.
Revenons à notre ministre des affaires étrangère. On se souvient qu'il avait émis quelques réserves lorsqu'en 2003, la France, se donnant un nouveau rôle international , avait mis son véto à l'invasion de l'Irak par l'Amerique du ô combien detesté G.W Bush. Depuis il a clairement été démontré que les armes de destruction massive n'ont été qu'un prétexte monté de toute pièce par les renseignements américains (leurs entourloupes sont tellement habituelles que nous les oublions toutes : le soutien à une dizaine de dictateurs en Amérique du sud, le trucage des élections en Italie en 48, le soutien à Saddam Hussein, Ben Laden... Bref on connaît la dimension tout à fait humanisme de la si branchouille CIA!) .
On peut donc facilement dire que notre médiatique Kouchner s'était trompé , la guerre n'était pas une "bonne" idée. La démocratie est complètement absente du territoire irakien, avec un parlement fantoche et un pays plongé dans le chaos. Des milliers de militaires américains et anglais sont morts, et la population civile a été trés touchée.
Je crois qu'on ne prend vraiment plus conscience de ça; notre cerveau s'est habitué à l'annonce des attentats. Chaque jours, des dizaines de morts. On en a pas grand chose à foutre finalement. On ne se sent vraiment pas concerné , en définitive. Nous, pays des droits de l'homme, n'avons pas voulu ça. Et puis la violence dans le monde on y peut rien ma pauvre dame.
 
Imaginons un scénario différent : ce seraient nos soldats, nos citoyens qui seraient envoyé dans un pays du Moyen Orient et qui mourraient régulièrement, qui planifieraient des bombardements sur des zones militaires, avec une marge d'erreur suffisante pour rayer de la carte des villages entiers et leurs habitants. On auraient non seulement l'inquiètude pour nos compatriote (car, pour beaucoup l'armée à l'air d'être un monde à part, mais pour avoir vécu dans une ville militaire une bonne partie de ma vie, je connais beaucoup de famille qui vivent au gré des affectations du père, ou de la mère) . On auraient aussi la culpabilité. La culpabilité d'occidentaux, de puissance atomique et militaire qui imposeraint sa force pour contraindre un pays tiers, qui possède une culture et un dévellopement radicalement différents des notre et qui a vécu dans les année 80 une guerre réellement meurtrière (8 millions de morts civils et militaire, une capitale rasée par les bombardements)
 
Je parle évidement de l'Iran. Vous savez, ce pays terrible, qui est gouverné par un président régulièrement réelu avec des scores astronomiques, qui est gouverné par une religion imposant des pratiques liberticide et plongeant la population dans la peur perpetuelle. Ce gouvernement qui oppresse tout un peuple depuis 1979, l'occident ne s'y est interressé que lorsque ses intêrets étaient menacé : la prise d'otage à l'ambassade des Etats-Unis en 1980. Et depuis quelques année, l'enrichissement d'Uranium.
 
Ah quelle horreur! la bombe atomique, cette chose abominable au main d'une telle dictature! Oui, la même bombe que nous, grandes puissances occidentales, sommes fiers d'exhiber depuis des dizaines d'année. Cette bombe dont on sait que l'utilisation par une puissance sur une autre entraînerai aussitôt sa propre destruction. Oui! cette fameuse bombe, dispersé sous tous les océans du globe, dans les sous-marins des grandes puissances qui naviguent , irrepérables, et qui peuvent, en quelques minutes, envoyer des missile d'une puissance dix fois supérieure à Hiroshima (250000 morts) sous ordre de leur gouvernement.
 
Quel différence cela ferait-il si l'Iran la possédait? ne possédant pas d'accès à la mer, ne possèdant pas les fameux SNLE (sous marins nucléaire lanceur d'engins, on s'en souvient depuis que la consacrée-niaise Mme Royal avait été incapable de donner le nombre de missile nucléaire que ces spécimens étaient capables de transporter), la puissance islamiste lancerait un missile porteur depuis son propre territoire, rendant le repérage bien plus aisée. Une puissance de plus ou de moins, quel changement ?
Comment peut-on penser que "les Iraniens vont nous envoyez la bombe à la gueule" sachant que cela entrainerait le rayage de la carte immédiat de tout un peuple? Comment peut-on penser qu'un gouvernement, si dictatorial et fanatique soit-il, soit près à sacrifier plus de 70 millions d'habitant pour une idée? même un fanatique du socialisme soviétique comme Krouchtchev a immédiatement senti le danger pendant la crise de Cuba.
 
L'occident considère le moyen-orient comme un peuple de barbare, irrésponsable et fanatique. Cette vision s'immisce progressivement à travers nos concitoyens. Un bijou du cinéma comme "Persépolis" parviendra-t-il à montrer le vrai visage d'un peuple qui souffre?
Le projet de la France, le pays de la révolution française, le pays qui a su dire "Non" en 2003 serait-il, sous pretexte d'accession (encore trés discutable, la bombe étant loin d'être réalisée) à l'arme atomique par un pays "non-démocratique" sur le point d'imposer de l'exterieur une volonté à un pays?
Comme si la bombe atomique n'était que l'appanage des puissances démocratiques! Ou bien nous dira-t-on que la Chine est un régime démocratique? Et le pakistan? Et la Lybie, à qui la France a pourtant passé d'important contrat d'armement?
 
Le mensonge et l'hypocrisie sont flagrant au sein de ce débat. On parle de guerre alors même que l'asphyxie économique du pays aurait été un moyen trés efficace de réduire l'Iran à l'impuissance nucléraire. Or qu'apprend-t-on?  "Paris a d'ores et déjà décidé de demander aux grandes entreprises françaises de ne plus investir en Iran, en particulier dans le secteur des hydrocarbures. Cette démarche a concerné la compagnie pétrolière Total ainsi que Gaz de France "et d'autres", a-t-il dit."
ainsi notre gouvernement est près à parler de guerre alors qu'il n'a fait que "demander" aux entreprises d'hydrocarbures de s'eloigner de l'Iran. Que pense-t-on, que si la guerre éclate, l'intêret de nos "champions energetiques" sera préservé?
 
Non, seule les larmes, la honte et le sang seront au rendez-vous. Il est alors normal d'espèrer que la verve de nos dirigeants soit dûe à leur démagogie et leurs ambitions electorales plutôt qu'à leur conviction profonde. En attendant, ce ne sont pas les hauts décideurs américain et britanniques qui subissent au quotidien la violence et la peur en Irak, ce sont des soldats et tout un peuple.
 
Nous, citoyens d'un pays démocratique devons avoir conscience de ça avant de suivre avec enthousiasme notre gouvernement, obéissant à nos instincts nationalistes et nos peurs teintée d'ignorance.
 
September 09

Trousse de secours pour y voir clair en cas de carence aigüe de pluralisme

 Depuis que notre vénéré président a été élu, il est à craindre (et ces craintes se confirment) que l'information soit dans sa grande majorité, d'une neutralité ...limitée. On va déja apprendre dans 4 ans que les médias télévisuels ont joués un jeu tout à fait partial pendant la campagne présidentiel (si on ne l'a pas encore remarqué) comme en 2002 lorsqu'une chaîne comme TF1(40% de l'audience) a fortement mis en valeur le phénomène de la violence urbaine alors même que les chiffres avaient diminué pendant les mois précédents...
En attendant, l'hebdomadaire Marianne titre "La Cour" pour parler du phénomène Sarkozy, mettant en valeur le charme quil opère auprès des médias dominants. On sait déja que TF1 a un faible pour lui , par le biais du grand patron Bouygues, pote perso du président, que le groupe Lagardère média dirigé par son "frère" l'hériter Arnaud Lagardère fait en sorte que ses bourrelés soit gommé dans Paris Match, sachant que ce n'est que l'aspect emergé de l'iceberg, puisque Lagardère possède des radios comme Europe 1, mais aussi de nombreux quotidiens régionaux. Enfin, "Le Figaro" de Dassault en pince évidement pour le protecteurs de tout ces courageux "self made man". Mais il ne s'agit que des exemples les plus connus et les plus évident. Un large concensus se dévellope donc au sein de l'élite médiatique (France télévision, "Le Monde" sous certains aspects) autour du néolibéralisme et général et la politique sarkozyste en particulier.
Que faire pour échapper à cette vague, pour échapper à ce qui apparaît effectivement comme une "pensée unique" ?(dont le condensé pourrait être : En dehors du libéralisme point de salut, la justice doit être plus répréssive et le PS doit se "moderniser")
Profiter du remède que constitue les ressources d'internet, où les voix discordantes peuvent s'exprimer, mais aussi à travers le journalisme pas encore atteint par la "vague". Petite compile personnelle :
 
Télévision
A eviter absoluement : TF1 : débats "pluralistes" (prenons les personnalités les plus caractériels de chaque tendance et laissons les s'engueuler pendant 1H30 . De l'intêret d'entendre De Villiers et Laguillier s'apostropher...), journal de 20h "impartial" (prenez le problème du chômage; interviewez deux filles qui ont l'air bien cruche dans un centre de l'ANPE qui expliquent qu'elles ne veut pas faire un boulot qui ne correspond pas à leur licence de philo... Vous éliminez le chômage en tant que "problème") ; Finie la place accordée à la création cinématographique, place à la copie des series policière américaine et aux émissions de variété aux problématiques "de société" ("ça se discute" : comment vivre lorsqu'on a dix orteilles à chaque pied. Question de société ou voyeurisme?)
Sortir de l'illusion que France 2 est "à gauche". France 5 produit des débats politique qui sous un vernis "intelligent" (professeurs emérites et "politologues" distingués) sont aussi pluraliste qu'interressant (à voir l'excellente analyse de "C dans l'air" sur acrimed :http://www.acrimed.org/article2695.html)
Les guignols de l'info! cynisme et humour, et pourtant tant de réalisme! Tend pourtant à donner l'image d'une politique mue par des hommes plus que par des idées. Ainsi l'impression que c'est le personnage de Sarkozy, plus que ses idées, qui est dangereux. Cependant le rôle satirique du journal de Canal+ limite la critique de fond, et c'est bien compréhensible.
 
Presse écrite
"Le Monde'  (www.lemonde.fr) est-il le quotidien impartial de référence qu'il prétend être? (éléments de réponse ici :http://www.acrimed.org/article959.html) En tout cas la fronde de ses redacteurs en juin derniers contre le président des actionnaires Alain Minc qui avait affiché sa préférence et son soutien à Sarkozy est encourageante pour la crédibilté du journal. De plus les analyses y sont précises.du "grand" journalisme. -Quotidien , 1€30
 
"Le Monde Diplomatique" : sans doute le mensuel le plus qualitatif. Des articles extrèmement complets, sourcés, attirant l'attention sur des éléments insolites de l'actualité internationale, posant des problèmes philosophiques , le tout accompagné de photographie ou d'oeuvre d'art diverses un peu décalée. La ligne du journal est clairement "à gauche", c'est un peu le repère les "vrais" intellectuels de gauche. Du coup on peut reprocher la difficulté de la lecture qui reserve son contenu extrèmement qualitatif à une minorité cultivée. C'est cependant une prouesse dans l'alliance entre qualité littéraire et journalistique (ce qui revient à relativiser l'opposition entre littérature et journalisme...). Un coté moralisateur et parfois trop complaisant (notament à l'egard de Cuba...) qui peut en enerver certains.-Bimensuel, 4€
 
"Marianne" (http://www.marianne2007.info/) est un hebdomadaire à la ligne "centriste révolutionnaire". Interressant phénomène mais qui finalement , à force de se proclamer "révolutionnaire" et "different" (il est vrai que l'actionnariat y est indépendant, et qu'aucune publicité ne vient s'imposer au lecteur), ils tombent un peu dans le populisme et enfoncent des portes ouvertes (la gauche caviar, les ambitieux et les traîtres) , mais ont mis en valeur beaucoup de choses. Ce qu'on peut leur reprocher c'est de seulement miser sur les partis en place, et de passer du temps a ridiculiser totalement les petits partis et les mouvements sociaux de manière un peu caricaturale (les communistes dogmatiques et sectaires, les verts "bobo" etc..) . Un journal "révolutionnaire" ... dans la continuité. Et les analyses ne sont pas toujours profondes. Plus fort pour les gros titres que pour le contenus (comme dans leurs numero spécial "la France de sarkozy" où ils anticipaient les réformes et leurs conséquences sans analyses de fond) - Hebdomadaire, environ 4€
 
"Politis" : On se fous volontiers de la gueule des alters et de l'extrême gauche, mais c'est le seul genre de presse qui est réellement indépendante, et cela se reflète dans leur faible moyen. On ne trouve pas "politis" partout, mais ce journal vaut le coup : points de vue originaux, écrits fournis et bien faits, attire le lecteur sur des problèmes inconnus et surtout sur des "alternatives" au libéralisme (ce qu'oublie de faire la presse seulement "critique" comme Marianne) - Mensuel, 3€
 
"Alternative économique" : pour moi le seul mensuel qui traite véritablement de l'économie. Contrairement à des torchons comme "Challenge" ou "Capital" qui expliquent comment au mieux se faire de la tune et sur quel grand patron trouver un modèle, "alter éco" propose une véritable analyse de l'économie et du social à une échelle collective; Propose des points de vue originaux, et expérimente les "alternatives" comme l'économie solidaire ou les coopératives. groupe de presse indépendant et coopératif (chaque salarié possède une partie du capital) - Mensuel - 4€ 50
 
"L'Humanité". http://www.humanite.fr/  Ah il fait bien rire le quotidien de gauche communiste. La plupart des gens ne l'ont jamais ouverts, mais sont près à balancer n'importe quel connerie sur une presse engagée mais de qualité.Branché associations, culture (musique, théâtre...) , le quotidien n'est plus cette horrible torchon inféodé à l'Union Soviétique. Rappelons qu'il s'agit d'un des plus vieux quotidiens français, fondé dans les années 1900 par Jean Jaurès, le papa du PCF et du PS (on a tendance à l'oublier!) . Donne toujours dans le ton un peu usé anti-patron, mais sait s'insurger quand il le faut. Suplément littérature et philo pour mes camarades littéraires. Pensez-y! - Quotidien -1€20
 
"Le canard enchaîné" : hebdomadaire satirique bien connu, qui fait bien plus dans la finesse que le rival "Charlie hebdo" qui allie le grotesque à l'absence de contenu. Joue merveilleusement bien de l'ironie et du cynisme, avec un regard un peu désabusé sur la vie politique ("tous pourris?"). En attendant, c'est un outil indispensable pour comprendre les fils (déja enorme) des nombreux mensonges gouvernementaux.- hebdomadaire (parution le mercredi), 1€20
 
"Libération" : journal historique "de gauche"... Contenu assez pauvre, surtout depuis la reprise en main financière par Edouard de Rotschild. L'equipe des rédacteur a tenté de resister en 2006 contre ce qui est un atteinte véritable à l'indépendance du journal. beaucoup sont partis pour rejoindre "Rue 89" voir plus bas. Le journal n'a donc de gauche que la réputation. Il illustre le glissement à droite du parti socialiste et pour moi le fonctionnement stupide de ce parti; ainsi, sont célébré les "réformateurs", ceux qui pronent la rénovation du parti, les mêmes qui ont descendu la candidate pendant la présidentielle et qui rejoigne en masse le pouvoir se Sarkozy. Le journal de la "gauche caviar" dans toute sa splendeur. -Quotidien, prix inconnu.
 
"Rue 89" http://rue89.com/ ; journal exclusivement en ligne et crée début 2007, notament par des journalistes ayant quitté "Libération".Contenu inégale. A le mérite d'attirer l'attention de manière claire sur des évènements et des points de vue. participation des lecteurs avec la possibilité de laisser des commentaires, et donc débats interressants. - mis à jour tout les jours, gratuit.
 
 
Sites internet
 
Ne pas oublier de consulter les sites de chaque journal, souvent bien fait. Ici la liste est longue :
- Site d'analyses:
Acrimed : Action Critique média : http://www.acrimed.org/ ; LE site d'analyse de (l'im)partialité des médias. Analyse chaque télé, chaque journal. Decrypte les propos, met en valeur la triste vérité d'une information pas si pluraliste que ça.
 
Observatoire des inégalités : http://www.inegalites.fr/ on entend beaucoup de connerie. les chiffres peuvent être manié dans tout les sens. On a aussi tendance à nous dire que tout va bien. L'observatoire qui repose sur des équipes de sociologue et des statistiques précis nous livre les vérités qui dérangent : accès aux diplômes, à la santé, rapport au travail... TRES utile pour comprendre en quoi ignorer et aggraver les inégalité menace la cohésion de celle-ci. Peut aider certains à prendre conscience que tout n'est pas rose, mais surtout que des solutions existent.
 
-Sites satiriques:
Brave Patrie : http://bravepatrie.com/ à prendre au troisième degrès. Une équipe sympa entretient ce "vrai journal des vrais valeurs de la France vraie", qui propose une imitation caricaturale mais bien marrante d'une droite conservatrice et libérale à la "Figaro Magazine". En ce moment leur coqueluche est... Sarkozy!
 
 
 
La trousse n'est pas encore remplie! encore de nombreuses références à y ajouter dans les prochains jours. Les commentaires sont personnels et ne prétendent pas à l'objectivité.
 
September 08

La fiction de l'éllitisme

        Avant de parler de ma rentrée de Khâgne (je ne souhaite pas le faire "à chaud", sous peine de manque d'objectivité dû à l'enervement causé par cette première semaine), je diffuse ici un interview du sociologue François Dubet, prof à Bordeaux II, sur la fiction que constitue la notion de mérite. En quelque sorte, le fondement de la légitimité des élèves de prépa. Si, comme le disait Bourdieu, la sociologie est un "sport de combat" qui devrait permettre aux dominés de comprendre que leur situation individuelle est liée à un etat de fait collectif (et il est important de dire que la souffrance social, la misère, l'echec est principalement le fait du regard des autres, mais surtout du regard que l'individu porte sur lui -même) , cette science doit également permettre aux dominants de faire preuve de modestie et donc de relativiser leur ascension et leur réussite (la même qui légitimise leur domination sur le reste de la société).
       Voilà pourquoi j'en conseille fortement la lecture à mes camarades de prépa (bien que je ne vise personne en particulier) . De plus, le sujet est tout à fait d'actualité puisque le ministre de l'éducation juge indispensable la fin du collège unique et donc la selection à l'entrée en sixième... L'interview est tiré du site de l'observatoire des inégalités ( www.inegalites.fr) et extraite de la revue Alternatives économiques.
 

Alternatives Economiques : Qu’est-ce que récompense le mérite scolaire ?

François Dubet : Le mérite est une fiction. On sait que ça ne fonctionne pas. Dans la pratique, certains disposent d’avantages. En soi, le mérite est d’ailleurs une notion discutable (est-ce un mérite que d’aimer les maths ?), d’une cruauté sans nom, parce qu’il fait porter aux individus la responsabilité de situations qu’ils ne contrôlent pas entièrement. La victime du système n’est pas habilitée à le critiquer, puisqu’elle a « échoué ». Enfin, il y a le mérite et ses conséquences : est-ce qu’être diplômé de l’Ecole polytechnique justifie une rente à vie ? Le problème est particulier en France : le système scolaire est plus « juste » qu’aux Etats-Unis, mais la force du diplôme est telle que les inégalités scolaires ont beaucoup plus de conséquences ensuite !

Ne sommes-nous pas en train d’assister à un changement social majeur en matière de reproduction des inégalités ?

Je suis frappé de voir de plus en plus se constituer des « rentes culturelles », sur le mode des rentes foncières. Les « fils de » se multiplient. Bourdieu avait raison sur ce plan, il existe une vraie « noblesse d’Etat ». Même les dirigeants des grandes écoles se plaignent d’un recrutement de plus en plus étroit, qui ne leur procure finalement pas toujours les meilleurs. Durant des décennies, on a associé le progrès et la démocratisation, les choses se sont désormais retournées.

Comment sortir de cette situation ?

Le mérite est une fiction essentielle pour les démocraties libérales. Si on l’abolit, comment va-t-on attribuer les positions sociales ? En fonction de la naissance ? Il me semble difficile de faire autrement que de s’assurer de garanties communes, d’un savoir de base minimum, au collège par exemple. Les syndicats d’enseignants ne voient dans cette proposition qu’une école au rabais, alors qu’ils sont des ardents défenseurs du Smic dans le domaine de l’emploi. Il me semble que l’on est dans un climat régressif : ceux qui hier dénonçaient les inégalités défendent le conservatisme sur le mode de « l’élitisme républicain » contre le marché. C’est comme cela, par exemple, que l’on veut mettre fin au collège unique ou que l’on dénonce la validation des acquis de l’expérience* comme l’entrée des patrons dans l’enseignement. Face à cela, l’opinion publique n’est pas un acteur organisé. Les parents d’élèves ont leur rôle à jouer. Mais au bout du compte, le risque existe qu’une majorité de la population en ait assez de financer l’école d’une minorité.

Propos recueillis par Louis Maurin

 Pour en savoir plus sur les problématiques liées à l'éducation nationale, il est trés interressant de consulter le site de l'observatoire des inégalités. Et en ce qui concerne la carte scolaire, le point de vue tranché de Louis Maurin ici http://www.inegalites.fr/spip.php?article567&id_mot=31 qui decrypte avec une argumentation implacable le truchement du débat autour de cette question cruciale et le cynisme de l'éllite politique autour de cette question.
August 23

Murmure de la rentrée! (coup de gueule!)

[Je tombe un peu dans l'excès blog, c'est-à-dire tenir des propos un peu perdus et puis balancer quelques coups de gueule en vracs, pas trés structurés. J'ai la flemme de faire ça bien!]
 
C'est bientôt la rentrée!! Bon en fait là je parle pour les lycéens et les collégiens, et vous savez cette race un peu bizarre d'étudiants, qui arrivent à leurs quatrième ou cinquième année de lycée! Ils portent encore des sacs a dos, ils mangent dans un self et font la queue dans une foule remuante parmis laquelle il y a des petits élèves de seconde qui n'ont pas encore tout à fait muer. Eh oui, je parle soit des étudiants en BTS, ou ceux de prépa. Dans mon cas je suis dans la seconde catégorie, et j'appartiens à la sous-catégorie des prépa littéraire (que de sous catégories dans le monde, quand on y pense...) . J'entre en khâgne! Comme ce mot est mélodieux! Encore une fois, la tradition d'excellence et la tendance à l'auto-marginalisation du monde des Lettres (celles avec un grand L, celle de Balzac et Chateaubriand), a donné ces appelations bizarres "hypôkhagne" (la première année) et "khâgne" (la seconde année). ça vient du grec évidement, tout les gens bien éduqués l'avaient vu ,bien entendu.
Rappelons un peu ce que sont les prépas , euh laissez moi réflechir. Le symbole de l'hypocrisie et de l'éllitisme refoulés de la république Française : les meilleurs élèves selectionnées en terminale vont dans ses classes où ils coutent environ 20000euros par an à la société. Ils subissent un enseignement de grande qualité, privilégiant le travail, formant des petites bébètes de courses prêtes alors à tenter les concours des grandes écoles, passeport et porte obligés vers tout les postes de pouvoirs dans les domaines économiques, politique et culturel, de notre beau pays. Ahum, on leur apprend la rigueur, le langage, et le travail, tada. Le principe est de les droguer au travail. C'est trés efficace car cela eloigne l'étudiant de toutes les pulsions nuisantes : actualités, vie associative, manifs (entre autres) . Une fabrique de robot? N'éxagerons rien. certains s'en sortent trés bien... Mais ils sortent sans rien. En prépa scientifique on vous apprend à faire des chiffres le centre de votre vie, en prépa éco on vous apprend à penser comme un expert du FMI, en prépa littéraire on vous apprend à mépriser cordialement les incultes ("masses incultes et crasses", je rapporte les propos du jovial inspecteur de l'éducation qui est venu nous voir en cours de latin) et à ne jamais dire que Zola est un fondateur du socialisme (brrrr!).
L'enfer , pour les profs de prépa c'est la fac. L'Université, c'est le truc au fond le plus épatant de notre pays : des cours de hauts niveaux gratuits ouvert à tout les bacheliers (contre un endettement tournant autour des 40000dollars pour un étudiant américain)... mais rien d'autre. Bien plus nombreux, les étudiants de fac ne coutent que 10000euros par an à l'Etat, moitié moins qu'un étudiant de prépa. petit rappel : les élèves selectionnés en prépa ont des grandes facilités dans le domaine scolaire, cela veut dire que les étudiants de fac sont sencé être moins "brillants"? mais alors dans quelle logique l'Etat donne-t-il deux fois plus à ceux qui ont déja des moyens en eux? Est-ce la même logique qui guide notre cher président à faire payer proportionnellement moins d'impôt aux personnes bénéficiant de trés hauts revenus? je m'interroge!
Toujours est-il que les sceptiques du bouquin de Stéphane Beaud et donc de l'incidence du milieu social sur les compétences scolaires rejetterons cette analyse, et diront que l'essentiel c'est que les études supérieurs soient gratuites... Ceci est faux malheureusement, et c'est dans doute la chose la plus scandaleuse, la plus anti-démocratique, anti-republique! Car même l'étudiant de prépa qui a bossé par" lui-même" comme on dit, pour réussir, lorsqu'il se retrouve face à un concours des grandes écoles qu'il convoite tant, que constate-t-il?
Il existe des préparations, par exemple pour les instituts d'etudes politiques (dont on ne niera pas qu'elles sont la porte quasi-obligé vers les emplois trés qualifiés et à fortes connotations politiques) afin d'arriver à l'épreuve en ayant déja fait des concours blanc corrigé par des profs... de l'IEP! Mais cette préparation est payante "oh ça va, l'etudiant peut faire un effort!" ai-je entendu.
Pardon? ai-je bien compris? Le coût d'une préparation pour le concours est de 1500euros, oui, 1500 euros! c'est-à-dire à peu près 10000francs! Et la préparation a lieu à ... Paris, pendant quinze jours;
Un petit calcul s'impose : 60euros de trajets aller-retour en TGV à partir d'une région moyennement éloigné de la capitale, et ensuite l'hébergement (car, je sais que ça peut surprendre, mais tout le monde n'a pas de la famille à paris) , on va dire minimum 60 euros la nuit (et encore il faut le trouver cet hotel!) , ça nous fait plus de 800euros le séjour.  ça nous fait un total de 2300euros.
c'est combien le Smic? 1280euros... et pour ceux qui ne croient pas à l'indicateur SMIC (genre qui hausse les épaules quand on leur dit que le patron de l'Oréal gagne en un an plusieurs vingtaine d'année de SMIC, et qu'après tout tout le monde trouve ça normal), le revenu moyen par personne et par mois en France en 2005 était de 1550euros environs...
Bref, je cite l'exemple de Science Po, mais pour de nombreuses autres écoles c'est encore plus flagrant, dans les écoles de commerce les études sont carrément payantes (tiens ça me fait penser au fifils d'un pote grand patron de mon père qui était gros branleur au lycée, son papa l'a envoyé dans une école anglaise à des milliers d'euros le mois, et bizzarement ça va mieux... Mais évidement on suppose que si on y envoyait des ptits banlieusards ils casseraient tout, et puis leurs parents méchants-RMistes-profiteurs-delasécu (on devrait mettre des initiales ça irait plus vite) pourraient trés bien faire des heures sup et donc bosser 50heures par semaine "si ils le voulaient! merci M'sieur Sarkozy, c'est vrai que ça va être beaucoup plus éfficace pour l'éducation des gosses que les parents bossent 11heures par jours!)
Toujours est-il que l'étudiant se retrouve pour son concours dans un amphi où certains ont passés une préparation payantes et d'autres non.
 
Où est donc l'égalité des chances, je peux le savoir? car ceux qui balayent d'un revers de main l'existence d'inégalité face à la culture, ce qui est facile maintenant que Pierre Bourdieu, qui avait dérangé beaucoup de gens dans leur autosatisfaction, est mort, ceux là ne peuvent pas nier que c'est tout à fait dégueulasse que l'argent fournisse ouvertement des chances supérieures à certains plutôt qu'à d'autre (et le premier qui me parle de la solution des jobs d'été je le trucide, vu comme il est facile d'en trouver un sans piston et comme on est bien payé  ).
 
Alors la réforme de l'université de Monsieur le président me fait bien marrer. Elle ne change rien, elle ne fait rien. même pas de quoi descendre dans la rue. Encore un effet d'annonce, un discours larmoyant sur la situation scandaleuse de nos universités relayé à fond par les médias, à commencer par ceux de ses amis et de ses "frères" (comprenez TF1 de son ami et parrain de son fils, Martin Bouygues, Hachette-Lagardère de son "frère" du même nom, qui comprend la presse régionale et le Figaro bien entendu) . Et un gadget : les président d'université auront plus de pouvoir. Et pas d'injections de fonds non évidement, toutes les déductions d'impôts (qui, rappelons le, ne profitent qu'a un dixième des ménages, le dixième le plus aisés naturellement) ont couté déja trop chère . Pas non plus de prêt spécial étudiant pour financer ses fameuses préparations (on ne veut pas non plus venir les "démocratiser" , et puis quoi encore).
Du vent, du vent, du vent... Juste de quoi se maintenir au pouvoir et payer le caviar à ses potes.
 
En attendant les fils de riches vont pouvoir devenir riches, et les fils de pauvres vont pouvoir restez pauvres.
 
"Bah tfaçon qu'est-ce qu'on peut y faire hein... faut que jte laisse j'vais à une soirée j'suis dja en retard..."
 
Dernier mots de cet écrit dégouté pour Saez:
 
"Puisqu'on est que des pions content, d'être à genous.."
 
August 01

Mise au point sur une photo célèbre

 C'est une photo que vous avez tous déja vu. Pour la bonne raison qu'on la voit partout : sur des tasses, des tee-shirt, sur des badges... Et dans des manif. Vous réagissez de manière variable devant elle : regard avide du fashion victim, regard enervé de la part de beaucoup, regard exaspéré si vous pensez qu'il faut grandir un peu. Ou encore d'autres réactions...
Bref je fais référence à la célèbre photo du dirigeant cubain Ernesto Guevara, dit le "che" prise le 4 mars 1960 par le photographe cubain Korda. Cette photo, où l'homme regarde vers le loin, portant son beret à étoile, a été prise alors que l'ex-guerillero était venu participer au sauvetage des victimes de l'explosion d'un navire dans le port de La Havane, la capitale.
 
Cette photo enerve. Et elle n'est pas la seule. D'autres photo du che sont connus. Il faut dire que la révolution cubaine offre un terrain propice aux photographes. C'est une période qui n'est pas trop assombrie par la violence. L'heure est à l'exaltation : un dictateur a été renversé, un nouveau régime se met en place, qui compte sortir les cubains de leur pauvreté. Les guerilleros, révolutionnaires de tous bords et venant de divers pays d'Amerique latine (Guevara est argentin, d'où sont surnom "che", en référence à son accent)
 
La révolution cubaine marque les esprits : c'est une révolution faite à partir de rien, mené par un leader charismatique entouré d'homme tout aussi héroïques dans les esprits. La dimension romantique de cette révolution, radicalement différente de la révolution russe, est magnifiée et exploité par le régime, qui compte sur le ralliement de la population à un vaste dessein. Elle impressionne les intellectuels occidentaux, et enchante les photographe.
 
Ernesto Guevara est un des personnages principal de ce mythe. Sa vie est un roman : étudi