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03 marzo

Recherche colocataire(s)!!

Ola camarade!
 
Après deux années de solitude (partielle, certes), je quitte mon cher T1 vers l'inconnu, plus ou moins connu, selon que je pose mes valises à Bordeaux, Paris ou Rennes! La probabilité la plus forte c'est Bordeaux (toujours faire des probabilités!) , et mon idéal une colocation à deux, ou trois.

Bref, faites moi signe si vous êtes interressés, vous avez sur cet espace perso un certain aperçu de ma personnalité, les cotés chiants en moins peut-être (quoique le coté gauchiste enflammé peut être éventuellement perçu comme relou) . Alors manifestez-vous, colloc’s pote-enciels !

28 enero

Là-Bas

Assis sur la marche de ciment, je profite du soleil de janvier. Premier soleil qui chauffe depuis bien longtemps, « vrai » soleil. Atmosphère si légère, entre les rayons de lumière qui chauffent doucement mon pull et la fraîcheur de l’air qui refroidit la gorge à chaque inspiration. Devant moi s’étend le jardin en pente douce, où s’étire encore une brume pâle que crève le soleil, tandis que très faiblement, les gouttes du givre fondant coulent le long des feuilles et troublent le silence.

Le silence. Ce dimanche, j’ai fuit la rumeur de la ville, cette rumeur permanente à tel point que je l’avais oublié. Ce bourdonnement incessant de nos grandes ruches humaine .Et chauffé par ce timide soleil d’hiver, qui rend l’allée de gravillons blancs éblouissantes, j’écoute, les cheveux ondulant au grès d’une très légère brise, ce concert de silence. Il y a une sorte de sentiment de puissance à écouter les moindres sons qui s’en détachent. Les gouttes d’eau sur l’herbe, le chant de quelques oiseaux là haut, dans les peupliers, les travaux du jardinier dont on aperçoit l’ouvrage, là bas, au pied de la colline, le long du ruisseau dont je perçois sans doute les clapotis de son eau abondante en hiver, inexistante en été. Plus discordant sont le lointain gloussement de volailles des fermes voisines ou le démarrage d’un tracteur dans la vallée en contrebas. Je souris bêtement en me concentrant sur les odeurs : la senteur de l’herbe mouillée, l’odeur musquée des feuilles mortes.

Une des portes de la maison s’ouvre, un des oncles sort « on fume pas en cachette hein » , blague commune dans une famille d’antitabac convaincue. Comment allumer une cigarette ici ? Le tabac, senteur de la ville, associé au café noir et à la bière brune n’a pas sa place ici. Pas plus qu’un téléphone ou une carte bancaire… Avec la porte qui s’ouvre, arrivent les odeurs de la maison, du repas qui se prépare. Les rires, le tintement des verres et des couverts. Je devine les plats chargés d’huître, l’huile d’olive dans la salade, le sel jeté dans la poêle et les poissons sur la table de découpe. Les couteaux affutés. L’odeur de la mie de pain, un gros pain de campagne à la carapace quadrillée et saupoudrée de farine. Déjà l’ouverture des bouteilles, apportées par les uns et les autres ; Riesling , côte du Rhône, Bordeaux… Noms qui renvoient à des coteaux et des châteaux. On se donne maintenant des nouvelles des uns, des autres, des absents, des enfants, des étudiants … J’ai envie de fermer les yeux, juste pour savourer mieux encore, mais je me priverai du plaisir de la vue.

Si le bonheur existe, peut-être est-il fait de ces moments là, toujours trop courts. Un chat ronronnant sur les genoux, un soleil printanier en hiver, une famille joyeuse et « enfin » réunie pas loin, derrière ces murs. Déjà j’ai envie de rester ici, au moins ne pas quitter ces lieux. Car ici je peux voir loin, très loin ! Là-bas, le sommet de la colline, la lisière d’une forêt . Un arbre sur la ligne d’horizon.

Quelques heures plus loin et plus tard, je rouvre les yeux sur la traversée du grand pont. La tête contre la vitre, je vois défiler les petites ampoules fixées aux câbles de métal du pont suspendu. Je distingue dans la nuit les lumières de la ville. Je ne suis pas resté là bas, finalement. Avec cette vue si vaste, c’est mon dernier instant de liberté du regard ; ici je vois loin. Nous voilà sur la pente du pont. Retour à la ville, échangeur autoroutier, zone commerciale. Enseignes colorés, sans aucune harmonie. Plaisir des yeux, chatoiement des couleurs ? Cette semaine encore, le tabac me sera un allié précieux.

27 octubre

Amazing October

[Vie privée, pour les gens connus uniquement]

Quel mois d'octobre! (ça fait toujours mieux en anglais mine de rien..) pourtant septembre a été placé sous le signe de la rentrée, de la prépa, des prises de tête, d’une révolte douloureuse sur fond de parents en galère,  pour s'achever avec cette soirée d'intégration, ouverture tripante vers autre chose (notre première team tektonic aussi !). J'ai retrouvé mes ex-hypos, et rencontré les nouveaux (et la nouvelle...)

Et octobre s'est ouvert, avec la lumière d'automne (et toujours pas d'appareil pour profiter de ça), les premières matinées froides et les premières dissert nocturnes. Ce fut un mois couteux, de coucher tard et de lever tôt (pas pour tout le monde hein !), de steaks-frites-salade sur les tables de l’Alligator, de tomate de l'amitié, de vin blanc et martini... De manifs et de reprise d'espoir ("CPE on t'a eu, Pécresse on t'aura!") , de rencontres (khâgneux délirants, communistes philosophes, américaine au poing levé, indépendantistes basques…) , de LA rencontre, de complicité retrouvée car jamais perdue ... Beaucoup de cinéma, beaucoup de films et des grâces matinées qui pourraient durer la journée. Journées longues, semaines courtes, rires et musiques !

Notre petit soleil est toujours là, il sourit encore, et qui sait, c'est peut-être grâce à ce soleil que nous avons eu une si belle lumière ce mois-ci. Et même s'il y fait très froid, l'angle de la Rue Kléber restera un bon endroit pour parler, en regardant la peinture blanche du passage piéton.

Je vais achever ce mois à Berlin avec un appareil photo emprunté, prêt à mitrailler le premier pigeon rose qui passera, pour ensuite en parler pendant un quart d’heure. Voilà la fin de ce mois : beaucoup d’idées, d’espoir et d’affection en tout genre. Novembre, me voilà !

 

24 julio

Grains de sables...

Bonjouuur,
 
Voilà je me devais de le dire, mon voyage en Grèce a vu mon cher appareil photo, compagnon de ma povr' vie, tomber dans le coma... Je le transportais dans ma magnifique sacoche célio façon stock américain, et je n'avais plus le cache de l'objectif (je l'avais cassé lorsque j'avais voulut faire des photos révolutionnaires en plein sur le dance floor dans une contrée au confins de l'Aquitaine..) . Et sur les plages et surtout dans les campings, il y a su sables... Et ces salops de grains de sable se foutent partout.. Et ils ont coincé l'objectif. je vais donc le passer au compresseur, ou bien le faire réparer. Bref, il est hors d'usage quelque temps...
Cette annonce me permet de vous parlez un peu de cet espace!! (oui on se demandait, moi compris, pourquoi je parlais de ça, j'ai trouvé, c'était une introduction!) Comme les gens qui me connaissent le savent (certain le savent mieux que d'autres, je pense à mon cher premier par exemple...), j'aime beaucoup faire de la photographie (c'est un bien grand mot, je me ballade et je prend des photos plutôt...) . Mon objectif en faisant ça je ne le connais pas trop... Est-ce du reportage? est-ce de l'art? est-ce l'instantané d'un Instant? (philo philo...) Quel place a la photo dans ma vie d'étudiant de prépa littéraire eh? Je pense que la photo est un auxiliaire à notre vue, puisqu'elle nous permet de nous arrêter sur un instant, de s'interroger sur des choses auquel on aurait pas pensé avec un simple regard. Je photographie donc ce qui me plaît, mais aussi ce qui m'intrigue. C'est pour ça que j'aime les photos des gens, pas seulement ceux que j'aime (quoi qu'une photo peut sans doute aider à les comprendre) mais ceux que je ne connais pas. c'est un peu s'ouvrir sur les autres peut-être. Vous vous êtes jamais dit quand vous êtes dans un lieu touristique que tout le monde prend en photos, que vous serez peut-être à l'angle de la photo d'une famille japonaise, et qu'elle se demandera longuement (ou vaguement) qui vous pouvez être? Bref la photo communique, et surtout elle me détend (allez savoir pourquoi...) et elle donne aussi un regard différend sur les choses telles qu'elles sont, peut-être aussi un regard faux, candide, optimiste..
Vous trouverez ici quelques unes des mes photos, elles sont parfois retouchés (les couleurs peuvent être plus saturées) lorsque je veux accentuer des effets. Peut-être que je metterai certains texte accompagnant une photo, justement en m'interrogeant dessus, et peut-être pourriez vous donnez votre avis sur le sujet de cette photo (faire de l'interprétation de photo participative!!).
J'aurais aussi tendance je crois à m'exprimer sur des sujets autres que la photo, et sans doute à ma manière, c'est à dire assez tranchée.. N'hésitez pas à me remettre en place ...
Voilà voilà ce que je veux faire de cette parcelle de mega-octet sur notre bordélique monde virtuel...
Nico