Perfil de NicolasPar la lucarne du sixièm...FotosBlogListasMás ![]() | Ayuda |
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01 agosto Mise au point sur une photo célèbre C'est une photo que vous avez tous déja vu. Pour la bonne raison qu'on la voit partout : sur des tasses, des tee-shirt, sur des badges... Et dans des manif. Vous réagissez de manière variable devant elle : regard avide du fashion victim, regard enervé de la part de beaucoup, regard exaspéré si vous pensez qu'il faut grandir un peu. Ou encore d'autres réactions...
Bref je fais référence à la célèbre photo du dirigeant cubain Ernesto Guevara, dit le "che" prise le 4 mars 1960 par le photographe cubain Korda. Cette photo, où l'homme regarde vers le loin, portant son beret à étoile, a été prise alors que l'ex-guerillero était venu participer au sauvetage des victimes de l'explosion d'un navire dans le port de La Havane, la capitale.
Cette photo enerve. Et elle n'est pas la seule. D'autres photo du che sont connus. Il faut dire que la révolution cubaine offre un terrain propice aux photographes. C'est une période qui n'est pas trop assombrie par la violence. L'heure est à l'exaltation : un dictateur a été renversé, un nouveau régime se met en place, qui compte sortir les cubains de leur pauvreté. Les guerilleros, révolutionnaires de tous bords et venant de divers pays d'Amerique latine (Guevara est argentin, d'où sont surnom "che", en référence à son accent)
La révolution cubaine marque les esprits : c'est une révolution faite à partir de rien, mené par un leader charismatique entouré d'homme tout aussi héroïques dans les esprits. La dimension romantique de cette révolution, radicalement différente de la révolution russe, est magnifiée et exploité par le régime, qui compte sur le ralliement de la population à un vaste dessein. Elle impressionne les intellectuels occidentaux, et enchante les photographe.
Ernesto Guevara est un des personnages principal de ce mythe. Sa vie est un roman : étudiant en medecine, issu d'un milieu bourgeois, il est amateur de poésie assoifé de voyage (à voir : "Carnet de Voyage" de Walter Salles au passage). Il mène une vie instable comme photographe et semi journaliste en Amerique centrale avant de s'embarquer comme médecin en direction de Cuba, pour faire la révolution. Une fois celle-ci installée, le plus dure reste à faire : Cuba est sous dévellopée et menacée par les Etats-Unis... Directeur de la Banque nationale puis ministre de l'industrie, Guevara apprend la politique et l'économie sur le terrain. Il n'est pas communiste comme on le dit souvent. L'orientation socialiste de l'Ile est prise en fonction des circonstances. Après avoir fait le tour des pays du Tiers-Monde et du bloc socialiste (où il fait preuve d'une admiration naïve face à la "patrie du socialisme, inconscient qu'il était de la réalité de la révolution russe), il quitte Cuba, souhaitant aider le Tiers Monde et ses peuples à gagner la liberté. Arrêté puis assassiné en 1967, son cadavre donne un ultime sujet de photo. Sa mort fait de lui un martyr, un héros face aux oppresseur du peuple latino-américain, pour qui il reste un symbole fort.
Cette brève biographie ne pretend pas à la justesse. Difficile de connaître la vérité sur le révolutionnaire. Ce qui est sûr, c'est que les thèses qui font de lui un criminel avide de violence sont bien loin de la réalité. S'il est clair qu'il est devenu pour l'amerique latine un symbole fort, la vision que nous, occidentaux avons de ce personnage est nettement plus floue.
La célèbre photo prise par Korda a connu ses heures de gloire en mai 68. Guevara est le symbole des mouvements gauchistes, à savoir ceux qui ne se reconnaissait ni dans le socialisme de gouvernement incarné par Mitterand, ni dans l'étroitesse idéologique du parti communiste. Ce double rejet explique l'attachement à la figure de Guevara : il représente le dirigeant incorrumptile (à la la Havane il menait une vie modeste et simple) et opposé au dogmatisme. Il fut également un grand contestataire, brisant les tabous, comme revendiquait d'une certaine manière le mouvement de 68.
Ce fut la dernière fois que le che fut utilisé à des véritables fins idéologique. La fameuse photo et son symbole a été intégré dans le système capitaliste, avec la commercialisation qu'elle a subit. C'est une véritable absorption . Et pourtant on ne peux pas parler de complot. La publicité et les entreprises l'ont utilisé car il passait bien. Ce n'est pas un exemple isolé d'intégration de symboles révolutionnaires dans la logique de marché : la campagne de publicité des hypermarchés Leclerc en 2005-2006 a réutilisé de nombreuses affiches clairement anticapitalistes de mai 68, les rendant ainsi définitivement innofensive. Le Che a subit cette logique de plein fouet. La jeunesse de notre génération rejette cette photo car elle a été vidé de sa substance. Plus commune sur le eastpack d'un lycéen parisien, a coté de son Ipod (prononcez "aille-pode") que contre le porte-voix d'un militant CGT , la figure du che est devenu un symbole bourgeois, brillante réussite du mécanisme de récupération de l'économie de marché, qui trouve dans de nombreux domaines de la vie et des idées tels que l'écologie, l'amour, ou encore la santé , des occasions d'augmenter les bénéfices...
Comment réagir face à ce travestissement du symbole que représente un homme qui a donné sa vie pour la liberté et l'égalité des peuples du sud? Comment réagirions nous si Jean Moulin venait à voir sa mémoire bafoué par la nécéssité de faire du résultat? C'est à ça qu'il faut penser. Ignorer la photo de Korda est bien dommage. La porter sans connaître son sujet l'est certes bien plus.
Et si tout les amateurs de la contestation et du bravage des tabous portaient sur eux cette effigie, sans crainte de ressembler à ceux qui le déshonnorent? 24 julio A une passante... Je n'ai pas pour but de vous démontrer que je suis un grand romantique (pour ceux ou celles qui en douteraient), d'ailleurs je ne lui sans doute pas vraiment. Pourtant ce dont je vais parler brièvement, c'est de ces rencontres brèves qui ne durent qu'un instant, mais que j'aime beaucoup. Pour vous mettre en situation, il s'agit de ces personnes que je croise, ces filles ou femmes qui me marquent sur le moment. Ce n'est pas un regard pervers hein, ce n'est pas du tout. C'est lorsque cette personne me marque, par son regard, son charme ou quelque chose comme ça. En dans ce simple instant, j'ai le temps de ressentir quelque chose, de me poser des questions, ce genre de chose. Mais c'est à Baudelaire que je laisse la parole pour exprimer ces moments et aussi les tourner un peu en ridicule (car c'est un peu ridicule, je le sais!!). Et j'accompagne son poème tiré des Fleurs du mal (je ne suis pas trés original) d'une photo.
"La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet;
Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans mon oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Un éclair... puis la nuit!- Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité?
Ailleurs, bien loin d'ici! trop tard! jamais peut-être!
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais!
Baudelaire, roi des cyniques.
Le code barre Il y a un an et quelque mois, moi zet de nombreux autres lycéens et étudiants en France étions en guerre contre le contrat première embauche (vous vous souvenez? ) qui rendait assumée une espèce de regression sociale déja latente et officieuse... Bref je me demande réellement la portée réelle de ce que nous avons fait, puisque la gauche ne s'est pas unis comme annoncé autour de cette victoire, et que les français ont voté pour un pseudo-libéral qui va étendre ce type de contrat à tout le monde, comme ça pas de jaloux.
Bref, j'en viens à ce dessin ci-dessous. Ce personnage pendu à un code barre, je l'ai utilisé pendant les 3mois du mouvement social dans mes affiches et mes tracts. Il a eu beaucoup de succès, et je n'ai pourtant jamais pu savoir qui l'avait crée. je l'ai trouvé sur le net, et je n'arrive plus à retrouver sa source!
Pourtant ce dessin est trés trés fort. c'est un symbole vraiment trés bien trouvé, celui d'un système poussé un peu à bout, qui fait se retourner contre l'homme l'économie qu'il a lui même crée.
Si quelqu'un connait son origine ou son auteur... je dépose donc cet avis de recherche. |
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