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Par la lucarne du sixième étage

"J'ai compris qu'il ne suffisait pas de dénoncer l'injustice, il fallait donner sa vie pour la combattre." Albert Camus

Nicolas

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September 02

Liberté

  « Quiconque est prêt à sacrifier sa liberté pour un peu de sécurité provisoire ne mérite ni l’une ni l’autre et perdra les deux » Thomas Jefferson

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Voulez-vous que la France ressemble aux pires fictions d'anticipation? Doit-on pour assurer notre hypothétique « sécurité » mettre sur la sellette tous les citoyens se battant pour une cause, pouvant être soupçonnés de futurs « troubles à l'ordre  publique », et ce dès 13 ans?

C'est ce que nous impose le gouvernement, après les tentatives de fichage ADN des immigrés et pendant qu'il élargit son contrôle sur les médias (rappelons que les plus influents tels que Le Figaro, TF1, Europe 1 ou encore la plupart des quotidiens gratuits appartiennent à des « amis » du président...) .

EDVIGE , Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale , instaure le fichage de tous les citoyens agissant pour leurs idées, leurs croyances, en intégrant en un même fichier leur origines ethniques, leurs convictions politiques et même leur vie sexuelle.

Encore mieux que le « télécran » de 1984 et accompagné de l'installation dans nos villes d'un nombre en pleine augmentation de caméra par le ministère de l'intérieur, l'UMP montre qu'elle est prête à tout pour satisfaire ses électeurs d'extrême droite et instrumentaliser la peur des français contre leur propre liberté.

Ce fichier conservé par les nouveaux services de renseignement intérieur, résultant de la fusion des renseignements généraux (RG) qui fichent depuis déjà bien longtemps les citoyens un peu remuant (du militant lycéen contre le CPE au responsable associatif) et de la DST, doit obtenir un refus clair de la part des citoyens du pays des droits de l'homme!


Cette pétition bien remplie par des citoyens soucieux du respect des principes républicain les plus élémentaires favorisera le recours au conseil d'État et s'il le faut, à l'Union Européenne, pour préserver la liberté de tous les citoyens qui se battent pour leurs idées.

http://nonaedvige.ras.eu.org/



«Une petite rébellion de temps en temps, c'est comme un orage qui purifie l'atmosphère.» Jefferson


March 13

Le Pari / La Apuesta

voilà un court texte introduisant ce dans quoi je me suis plongé depuis quelques temps. éllaboré par moi et revue et corrigé par l'amigo Léo, il résume la manière dont nous voyons le processus de création d'un nouveau anticapitaliste, lancé par la LCR depuis quelque mois déja, et constitue un compte rendu de la démarche en laquelle cela va consister.
 

Le Pari

Notre génération est marquée par trois constats : le meilleur des mondes c’était une mauvaise idée. On a grandit après la chute du mur, on a lu le bouquin d’Orwell, on a vu « Good Bye Lenin », « La vie des autres » ou en tout cas, on en sait suffisamment sur les paradis communistes pour ne plus y croire. On est résolument réaliste.

On a aussi été marqué par la liberté : parents ou grand parents soixante-huitard, on nous a enseigné que notre liberté de pensée était essentielle : les politiciens nous ont toujours fait rire mais jamais convaincu, encore moins donné envie d’adhérer à un quelconque parti. Tout en rejetant le chacun pour sa gueule, on craint surtout l’embrigadement.

Enfin, avec notre adolescence piétinant sur les premières années du XXIème siècle, on a compris le fait que notre planète allait dans le mur : on se sent tous écolo, chacun à notre manière. De grandes paroles en petits actes, on évolue chacun à notre niveau vers la sauvegarde de mère Nature, déjà partiellement fauchée. Cette certitude nous offre un argument de poids pour dénoncer le « système », tandis que les guerres et autres busheries nous ont convaincu qu’on vivait dans un « monde de merde »

Le pari, c’est de rassembler ces trois constats en une organisation, parti, mouvement, qu’importe. Une structure dans laquelle chacun conservera sa liberté de pensée par le biais d’un fonctionnement démocratique mettant de coté les p’tits chefs, les démagos, les spécialistes. Une structure décentralisée qui aura trois objectifs : devenir un vecteur culturel mettant à profit notre esprit critique pour proposer une grille de lecture actualisée des contradictions et des défauts les plus intolérables du capitalisme mondialisé , être un outil de mobilisation sociale, dans un pays où l’absence d’unité rend les mouvements de contestations –nécessaire dans toute démocratie- divisés et intolérants, et enfin, progressivement rendre public un ensemble de proposition pour un pays puis un monde entreprenant une rupture radicale ou progressive d’un système capitaliste engendrant des dominations exubérantes des hommes sur les hommes et surtout vouant la planète à sa perte, vers un système plus juste, plus démocratique et plus vivable , tout simplement.

A vrai dire, ce dernier point n’est pas simple, car en effet, nombreux ont été et sont les partis proposant un nouveau monde, avec des vieilles recettes tirés de nos amis les rouges… En quoi celui-ci serait-il différent ? Cela tiens précisément à la structure que nous voulons mettre en place : des comités (lieux ouverts pour débattre) dans chaque lycée, fac, lieux de vie sociale et culturelle, entreprise, débattant sur ces questions. Nul théoricien, nul homme providentiel, nul expert en monde meilleur pour nous proposer la solution miracle, mais plutôt plusieurs générations réfléchissant sur les possibilités qui s’offrent à nous. C’est en ça que ce projet est totalement nouveau : des idées allant de bas en haut et non plus de haut en bas.

Mais les « gens » sont-ils des références sûres ? Indiscutablement. Certes la masse de personnes qui va décider et débattre sur l’amélioration de notre pays, de l’Europe et du Monde n’est pas une foule de spécialiste, ni de philosophes. Mais ne sommes nous pas tous dotés d’un esprit critique ? Tandis que le débat va renforcer cette faculté, la loi de la démocratie ne va-t-elle pas faire en sorte qu’un contrôle permanent des propos des uns sur les critiques des autres va permettre qu’une raison collective aboutisse, et crée ainsi la première critique réaliste et raisonnable du capitalisme?

Cela n’a jamais été tenté. Parce que nous avons tous une disposition naturelle à nous dénigrer, et par là même à nous reposer sur ceux qui paraissent mieux placé que nous pour décider. C’est là le pari : Une structure  sans chef se présentant comme un vaste réseau faisant remonter par un système d’échelons par groupes, villes , régions puis Nation des décisions et des idées débattues par la masse d’esprits critique, de goûts , de créativités… par une masse d’individu.

Ce pari ça ne sera pas un parti, un carcan emprisonnant les militants. Ça sera une vague, dont le respect de la liberté de pensée et de la démocratie garantira le succès.

Etre critique envers le capitalisme et envisager un changement possible et progressif, c’est être réaliste. Ne limitons pas la réalité au seul champ de ce qui a déjà été tenté, et du système dans lequel nous vivons. L’urgence écologique à elle seul nous ordonne d’agir, nous permettant au passage de veiller à corriger les contradictions dont la vie politique et économique française nous offre une vision si limpide qu’elle en est déprimante.

March 03

Recherche colocataire(s)!!

Ola camarade!
 
Après deux années de solitude (partielle, certes), je quitte mon cher T1 vers l'inconnu, plus ou moins connu, selon que je pose mes valises à Bordeaux, Paris ou Rennes! La probabilité la plus forte c'est Bordeaux (toujours faire des probabilités!) , et mon idéal une colocation à deux, ou trois.

Bref, faites moi signe si vous êtes interressés, vous avez sur cet espace perso un certain aperçu de ma personnalité, les cotés chiants en moins peut-être (quoique le coté gauchiste enflammé peut être éventuellement perçu comme relou) . Alors manifestez-vous, colloc’s pote-enciels !

January 28

Là-Bas

Assis sur la marche de ciment, je profite du soleil de janvier. Premier soleil qui chauffe depuis bien longtemps, « vrai » soleil. Atmosphère si légère, entre les rayons de lumière qui chauffent doucement mon pull et la fraîcheur de l’air qui refroidit la gorge à chaque inspiration. Devant moi s’étend le jardin en pente douce, où s’étire encore une brume pâle que crève le soleil, tandis que très faiblement, les gouttes du givre fondant coulent le long des feuilles et troublent le silence.

Le silence. Ce dimanche, j’ai fuit la rumeur de la ville, cette rumeur permanente à tel point que je l’avais oublié. Ce bourdonnement incessant de nos grandes ruches humaine .Et chauffé par ce timide soleil d’hiver, qui rend l’allée de gravillons blancs éblouissantes, j’écoute, les cheveux ondulant au grès d’une très légère brise, ce concert de silence. Il y a une sorte de sentiment de puissance à écouter les moindres sons qui s’en détachent. Les gouttes d’eau sur l’herbe, le chant de quelques oiseaux là haut, dans les peupliers, les travaux du jardinier dont on aperçoit l’ouvrage, là bas, au pied de la colline, le long du ruisseau dont je perçois sans doute les clapotis de son eau abondante en hiver, inexistante en été. Plus discordant sont le lointain gloussement de volailles des fermes voisines ou le démarrage d’un tracteur dans la vallée en contrebas. Je souris bêtement en me concentrant sur les odeurs : la senteur de l’herbe mouillée, l’odeur musquée des feuilles mortes.

Une des portes de la maison s’ouvre, un des oncles sort « on fume pas en cachette hein » , blague commune dans une famille d’antitabac convaincue. Comment allumer une cigarette ici ? Le tabac, senteur de la ville, associé au café noir et à la bière brune n’a pas sa place ici. Pas plus qu’un téléphone ou une carte bancaire… Avec la porte qui s’ouvre, arrivent les odeurs de la maison, du repas qui se prépare. Les rires, le tintement des verres et des couverts. Je devine les plats chargés d’huître, l’huile d’olive dans la salade, le sel jeté dans la poêle et les poissons sur la table de découpe. Les couteaux affutés. L’odeur de la mie de pain, un gros pain de campagne à la carapace quadrillée et saupoudrée de farine. Déjà l’ouverture des bouteilles, apportées par les uns et les autres ; Riesling , côte du Rhône, Bordeaux… Noms qui renvoient à des coteaux et des châteaux. On se donne maintenant des nouvelles des uns, des autres, des absents, des enfants, des étudiants … J’ai envie de fermer les yeux, juste pour savourer mieux encore, mais je me priverai du plaisir de la vue.

Si le bonheur existe, peut-être est-il fait de ces moments là, toujours trop courts. Un chat ronronnant sur les genoux, un soleil printanier en hiver, une famille joyeuse et « enfin » réunie pas loin, derrière ces murs. Déjà j’ai envie de rester ici, au moins ne pas quitter ces lieux. Car ici je peux voir loin, très loin ! Là-bas, le sommet de la colline, la lisière d’une forêt . Un arbre sur la ligne d’horizon.

Quelques heures plus loin et plus tard, je rouvre les yeux sur la traversée du grand pont. La tête contre la vitre, je vois défiler les petites ampoules fixées aux câbles de métal du pont suspendu. Je distingue dans la nuit les lumières de la ville. Je ne suis pas resté là bas, finalement. Avec cette vue si vaste, c’est mon dernier instant de liberté du regard ; ici je vois loin. Nous voilà sur la pente du pont. Retour à la ville, échangeur autoroutier, zone commerciale. Enseignes colorés, sans aucune harmonie. Plaisir des yeux, chatoiement des couleurs ? Cette semaine encore, le tabac me sera un allié précieux.

December 26

Fumisterie n°2 : Le creux de la vague

Sommes-nous dans le creux de la vague ? ça fait des décennies je suppose, qu’entre une discussion sur les boutures de géranium et un commentaire sur un article d’un journal people consacré à une tête couronnée, les vieilles clientes d’un quelconque coiffeur le disent… C’était mieux avant. Mais est-ce que de tout temps, la jeunesse a eu le sentiment comme actuellement de vivre dans un pays pourri, condamné à devenir une puissance moyenne sous la tutelle de politiciens compétents mais sans plus ? A tel point que c’est devenu un alibi pour ne plus rien foutre ! Notre grand espace européen et mondialisé nous donne l’opportunité de nous en contrefoutre de notre pays de con, qui après tout peut très bien crever sans nous. Après tout on a au moins gagné ça, notre société nous aura au moins appris que depuis les années 80, on peut s’en sortir tout seul et brillamment, protection sociale ou pas, démocratie ou pas.

Belle illusion que s’entretient notre douce jeunesse ! Tout comme à 13ans on pense pouvoir agir sans « nos vieux », à l’approche de nos 20ans on est presque débarrassé de ce pays de nul. Que l’indifférence est douce ! Notre vie politique, qui n’a lieu que tout les 5ans, consiste à donner notre infime voix sans trop y croire (après tout, une sur 40millions…) à un homme charismatique et providentiel, et l’absence de représentant crédible nous permet de justifier notre manque d’engagement. Engagement, voilà un mot bien étrange. Nous fuyons l’engagement, ce formatage des esprits. Nous ne voulons adhérer à rien car nous voulons rester libres. Drôle de stratégie. Notre silence d’aujourd’hui conditionnant le bruit inextinguible de demain. On nous a appris à être efficace, à voir rentable plutôt qu’à être visionnaire et rêveur.  

Notre vocabulaire se rétrécit : politique rime avec lâcheté (bientôt avec « paillettes ») , engagement avec bridage , études avec métier, égalité avec horreur totalitaire, révolution avec Cuba, liberté avec silence, fraternité avec ringardise, utopie avec irréalisme…

On veut être rêveur mais uniquement pour nous, rapidement comme ça, en regardant les étoiles. on veut être original tout en restant conforme, on ne veut pas changer les choses parce que c’est impossible (mais je croyais qu’on était rêveur ?) , on veut être généreux sans trop s’oublier, on n’aime pas le racisme, alors on en fait pas , mais quand les autres en font, le silence est de mise.

On parle pour ne rien dire alors qu’on se tait devant ceux qui parlent bien trop, et tirent l’humanité vers le bas.

Notre pays ce n’est pas nous. Ce sont eux, ils sont plus compétent, ils s’y connaissent mieux que nous. S’ils vendent des armes à des dictateurs, cela doit être justifié. Dans tout les cas ce n’est pas nous. Ce qui n’est pas moi ne me regarde pas.

Et pourtant, qu’on le veuille ou pas, une grande part d’humanité, indissociable de ce que nous sommes, des hommes, réside en nous. Celle qui fait serrer le cœur devant l’injustice, devant la souffrance. Nous sommes tous des engagés en puissance. Nous sommes des révoltés refoulés.

Nous sommes dans le creux de la vague. Bientôt nous comprendrons que nos vies individuelles sont liées avec la grande marche de la vie humaine. Cette fameuse route du bonheur individuel ne passera que par la direction du bien être collectif. Nous ne sommes pas seulement nous, nous sommes eux, nous sommes vous. Nous sommes la jeunesse.

December 08

Pour une lutte classe

Difficile d’y voir clair sur le problème posé par la loi LRU (liberté et responsabilité des universités) votée cet été (pendant que les étudiants étaient indisponibles, non pas, comme le disait un intervenant lors de la première AG de Bordeaux III, parce qu’ils étaient à la plage, mais parce que la majorité d’entre eux bossaient) . Je pense que ce mouvement a démarré vite, et que la plupart des polémiques sont resté centré sur le mouvement en lui-même (blocage ou pas blocage, méchants d’extrême-gauche ou méchants de gauche tout court) plutôt que sur la loi en elle-même. Cela tiens au fait que les médias dominants (la télévision surtout et les journaux gratuits) ont eu davantage le souci de rapporter les faits (désagréments occasionnés par le mouvements etc…) que le fond du problème . Il faut également ajouter que les groupes fondateurs de la mobilisation (on leur doit bien ça) ont orienté, un peu par démagogie et par facilité, l’opinion vers le risque de « privatisation » de la fac, qui n’est pas je pense exagéré, mais qui manque de subtilité, dans la mesure où par exemple, des éléments tels que les menaces sur la neutralité des enseignements et de la recherche ont été un peu éludé… Le mouvement a manqué de coordination, de respect mutuel ( ne pas applaudir un intervenant en AG on peut le concevoir, mais le huer c’est carrément con) et de règles démocratiques de bases (bloquer des urnes , mettre en place une « commission action » qui ne rend aucun compte au comité de mobilisation tout en commettant des actes graves pour la crédibilité du mouvement…)

Bref, on est beaucoup à se sentir maintenant déçu de cette mobilisation ratée. On ne peut pas reprocher au gouvernement d’être resté sur sa position, face à moins de 10 000 personnes dans la rue, pourquoi changer d’attitude ? En revanche on peut adresser des reproches à ceux qui ont fondé puis monopoliser le mouvement, cette soi-disant « gauche radicale », rassemblant des militants qui ont la rage oui, mais la rage de quoi ? des militants qui ont privilégié la radicalité tapageuse au discernement et à la vision à long terme (bloquer un tram c’est cool, mais n’est-ce pas passer encore plus pour des cons, et à terme, tuer le mouvement ?) , les discours violents et rebelles à un veritable fond révolutionnaire et démocratique. Cette envie propre à tout militant de gauche d’être un che guevara, sans songer que le héros du socialisme réfléchissait avant d’agir, et n’agissait pas par orgueil ou besoin de reconnaissance, mais par conviction.

Face à ces militants dits d’extrême gauche surexcités, faisant passer les actes avant les idées, une gauche bien pensante, fort modérée et désireuse de ne pas se mouiller . Les militants de l’UNEF, et leur président si médiatique qui après avoir d’abord soutenu la ministre, puis le mouvement, puis à nouveau la ministre, démissionne pour se faire élire aux municipales de Paris , ont joué la carte de cette soi-disant gauche qui trahit le peuple depuis Mitterand.

Entre ces deux forces, des étudiants et des profs conscient d’une riposte nécéssaire, fidèles à une certaine idée de l’université républicaine et de l’égalité des chances, fidèles également à la démocratie et conscient qu’un mouvement si important sur le fond doit être crédible sur la forme.

Se battre pour plus de démocratie, plus d’égalité et plus de liberté c’est aussi respecter ces grands principes pendant nos luttes. Pour moi des militants capables de bloquer des urnes et de décreter qu’une assemblée générale de 200 personnes est légitime ne sont pas des démocrates , ni des communistes, ni des gens de gauche en général. Si nous voulons un changement, il faudra que ce changement se fasse dans le respect d’autrui et de la démocratie . Il est faux de dire que la révolution se fera dans la violence et la radicalité. La seule révolution qui vaille sera celle qui saura faire évoluer démocratiquement la société vers la culture pour tous, la solidarité et la liberté individuelle au sein d'une véritable démocratie.

Le combat contre la loi Pécresse est juste et légitime. 75% des professeurs et Bordeaux III s’est prononcé cette semaine contre la loi . Si la lutte doit continuer, alors elle doit continuer dans le respect de tous et en faisant le moins de dommages collatéraux possible.

Déni de démocratie

Un blocage de fac voté à 2OO personnes réunies parce qu’elles sont d’accord, ce n’est pas démocratique

Un déblocage violent par les « forces de l’ordre » d’une fac bloquée par une majorité reconnue, l’utilisation de flash ball contre les étudiants qui n’ont pas le temps de s’écarter à Nantes, ce n’est pas démocratique.

75% des médias dominants appartenant à l’entourage proche d’un chef d’Etat, ce n’est pas démocratique

Un parti conforté dans sa puissance par des élections truquées ce n’est pas démocratique. Féliciter son chef lorsqu’on représente le pays des droits de l’homme, ce n’est pas respecter la démocratie

Inviter un dictateur libyen, lui vendre des armes et des centrales nucléaires, ce n’est pas faire honneur à la démocratie.

Vendre des avions aux dirigeants du pays le plus opprimé et le plus soumis à la dictature d’un seul parti sans aucune gêne, ce n’est pas être respectueux de la démocratie.

Démocrates de tout les pays, unissons-nous !

Pour que les droits de l’homme, la souveraineté du peuple et la liberté passent avant les intérêts financiers, les idéologies dites avant-gardistes et les délires d’une minorité. Parce que nous sommes le pays des droits de l’homme, nous sommes le pays des lumières, le pays de la révolution française, réagissons chaque fois que la démocratie est bafouée par le pouvoir, par les contre-pouvoirs, et par les puissances étrangères.

October 31

Erste Tag in Berlin

Ca y est jy suis , en direct d´un super gros centre commercial en plein coeur de la capitale . Si j´ecris un article , la tout de suite maintenant, c´est parce que jattend qu´une certaine personne se pointe sur msn, tandis que mon crédit d´une heure (pour deux euros) s´effrite peu a peu. Le clavier est terrible , impossible de trouver le point d´exclamation. point de clavier azerty ici, donc point de "c" cedille, point de "e" avec accent. Bref, arrivé hier a Berlin Schoenefeld, j´ai rencontré un pote autrichien de ma soeur, qui bosse maintenant dans une société de "blogging" à Paris (j´ai cru que ca avait un rapport avec les blogs , mais pas du tout, et quand on s´est séparé á alexanderplatz , je savais toujours pas dans quoi il bossait, mais on va sans doute se revoir, puisqu´il a dit "hope we see") , je me suis perdu dans le U-bahn, mais a 19h, j´étais devant la TU (Technishe Universitat) ou bosse ma soeur. Elle me file ses clefs, et hop, je repars dans le métro, direction Kreuzberg, un quartier bobo/immigrés (l´equivalent berlinois de St Michel á BX) ... La suite au prochain cybercafé, à bientot les gens (et tacheZ detre ülus nombreux sur msn la prochaine fois!!!)
October 27

Amazing October

[Vie privée, pour les gens connus uniquement]

Quel mois d'octobre! (ça fait toujours mieux en anglais mine de rien..) pourtant septembre a été placé sous le signe de la rentrée, de la prépa, des prises de tête, d’une révolte douloureuse sur fond de parents en galère,  pour s'achever avec cette soirée d'intégration, ouverture tripante vers autre chose (notre première team tektonic aussi !). J'ai retrouvé mes ex-hypos, et rencontré les nouveaux (et la nouvelle...)

Et octobre s'est ouvert, avec la lumière d'automne (et toujours pas d'appareil pour profiter de ça), les premières matinées froides et les premières dissert nocturnes. Ce fut un mois couteux, de coucher tard et de lever tôt (pas pour tout le monde hein !), de steaks-frites-salade sur les tables de l’Alligator, de tomate de l'amitié, de vin blanc et martini... De manifs et de reprise d'espoir ("CPE on t'a eu, Pécresse on t'aura!") , de rencontres (khâgneux délirants, communistes philosophes, américaine au poing levé, indépendantistes basques…) , de LA rencontre, de complicité retrouvée car jamais perdue ... Beaucoup de cinéma, beaucoup de films et des grâces matinées qui pourraient durer la journée. Journées longues, semaines courtes, rires et musiques !

Notre petit soleil est toujours là, il sourit encore, et qui sait, c'est peut-être grâce à ce soleil que nous avons eu une si belle lumière ce mois-ci. Et même s'il y fait très froid, l'angle de la Rue Kléber restera un bon endroit pour parler, en regardant la peinture blanche du passage piéton.

Je vais achever ce mois à Berlin avec un appareil photo emprunté, prêt à mitrailler le premier pigeon rose qui passera, pour ensuite en parler pendant un quart d’heure. Voilà la fin de ce mois : beaucoup d’idées, d’espoir et d’affection en tout genre. Novembre, me voilà !

 

September 22

Fumisterie n°1 : je ne comprend rien, mais je ressens !

 

Une grappe de fruit pourrit dans une vitrine. Vous mettez du temps à l’apercevoir : la foule est dense à cet endroit du musée. Il y a quelques gamins bien peignés que leur mère assez élégante efforce d’interresser , quelques étudiants qui regardent l’œuvre d’un air incrédule, en chuchotant, quelques bobos portant des lunettes à grosses montures qui, plongés dans une profonde contemplation, penchent la tête d’un coté, puis d’un autre , pour adopter un autre point de vue sur la perspective abordée par l’artiste . Et vous, à la vision de ses raisins désséchés sur un plat ikea, vous vous dites « il y a un parti pris… » . Et pourtant vous peinez à réellement y croire. Vous pensez ça parce qu’on vous a dit de penser ça. Ou du moins vous vous êtes rendu compte que quand vous vous êtes exclamé, lors de votre première fois dans ce musée, devant des pneus crevés alignés sur un tapis de gym : « mais c’est du délire, ça veut rien dire ! », ben les gens vous ont regardé d’un air un tantinet méprisant.

Vous, ce qui vous fait vibrer, c’est une grande toile du musée du Louvre, avec des personnages antiques qui ont l’air de flipper ou bien de s’éclater, au choix. Seulement ça ,on vous l’a dit, c’est facile… Mais pourquoi ? sur quelle échelle, une toile de Delacroix c’est plus facile qu’une rangée de pneus ? Et facile à quoi ? à comprendre ?

Mais non rholala, vous n’avez rien compris justement ! Il ne faut pas comprendre . Comprendre c’est trop ringard. C’est trop terre à terre quoi. On comprend un théorème de Math, on comprend pas une œuvre d’art. Ce serait trop facile ! Votre pote à lunettes à monture noire vous jette un regard désabusé « il faut ressentir tu vois. Tu regarde l’œuvre et tu ressens quelque chose »

Ah merde là vous ressentez rien. Que faire ? Parce que là vous flippez. La dernière fois que vous avez étudié un poème de Char en cours, vous n’avez pas compris non plus, enfin vous n’avez rien ressenti je veux dire. Mais bon vous avez fait semblant. C’est facile de faire semblant. Et il est vrai qu’à part quelques-uns, avec Baudelaire par exemple,  vous ressentez vaguement que c’est beau. Oui mais là, la grappe de raisin, elle est même pas belle. Enfin pas comme ça quoi. Il doit y avoir un truc , vous vous dites. Un truc pour ressentir. Ressenterserum, ça s’appelerait si c’était une potion… Et si vous viviez dans le monde d’Harry Potter.

Bon alors on ne peut pas vous expliquer. Parce que tout ça, vous devez le ressentir au plus profond de vous-même. Ah ! un indice ! Il est utile décidement ce pote à lunettes ! grâce à lui vous allez finir par percer le secret de la grappe de raisin pourrie, et puis du reste tant qu’à faire.  Où se situe le plus profond de vous-même ? Il est temps de relire Kant. Bon, il y a l’intelligible, la conscience et tout. Et ça y est vous comprenez là. Vous êtes un immonde scientifique !Rhaaaaaa ! Vous ne savez que raisonner. Vous voulez tout expliquer. Et puis vous ressenter des choses uniquement comme la masse des gens. A savoir, le premier baiser entre Jack et Rose dans Titanic, l’agonie mentale du condamné de Victor Hugo, la mort de la maman dans Rox et Rouky … Et puis votre premier baiser à vous.

Mais la grappe de raisin, Baudelaire et Char, néant. Vous cherchez à expliquer le truc, la chose, la raison, le pourquoiducomment, mais kedal. Vous n’êtes décidement qu’un inculte. Un être insensible. Vous pensez que c’est lié à votre manque de culture, mais non, les autres vous l’ont dit, ça vient comme ça. Du plus profond de toi-même. Soit. Péquenot va !

 
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Merci pour ce coup de gueule, envers la politique d'aujourd'hui ! Enfin des personnes qui osent dire ce qu'elles pensent et qui en ont (vulgairement parlant)... ca fait du bien, quand on voit l'individualisme qui règne...
 
Continue à pousser ton coup de gueule, moi je l'écris quelquefois d'une façon plus humoristique, pour faire comprendre à certains que la connerie les touche... mais comme on dit: " il y a que les cons qui ne changent pas d'avis ", c'est pour cela qu'on peut toujours espérer...
 
SYLVAIN
Apr. 25
Camilowrote:
De bonnes petites analyses ma foi sur la vie politique. Au moins tu joues la diversité face au "tout on sait qui".Tire la langue
De bonnes photos, et en fait, c'est ce que je préfère carrément !
A quand une tournée photo tous les deux ?
Bises Nico ! Et longue vie à ton espace web !Clin d'oeil
 
Cam 
Sept. 22
Je viens de "naviguer" au gré de vos photos....
Sympas de voir d'autres lieux !
Merci et Bonne soirée
NanouMalice 
Sept. 8